Observer dans la durée le renvoi par la victime à la police

 

Les infractions qui font des victimes directes – vols, cambriolages, dégradations, agressions… – viennent à la connaissance des institutions (notamment la police ou la gendarmerie) essentiellement quand ces victimes les informent. Leur propension à opérer ce ‘renvoi’ constitue donc une variable cruciale.

Et pourtant, tant que l’on a disposé seulement de données administratives, on n’avait aucune information sur ce renvoi. Il a fallu attendre le développement d’enquêtes en population générale pour parvenir à le mesurer. (Pour en savoir plus)

 

 

Une propension au renvoi très variable selon les victimations

 

Le taux de renvoi varie dans d’importantes proportions selon la sorte de victimation. (Pour en savoir plus)

 

Figure 1 : taux moyens de renvoi par type d’infractions, France, 2003-2015

Figure 2 : taux moyens de renvoi par type d’infractions, Île-de-France, 1999-2015

taux moyens de renvoi par type d’infractions, France, 2003-2015taux moyens de renvoi par type d’infractions, Île-de-France, 1999-2015

 

 

Des taux de renvoi assez stables dans le temps

 

On n’observe pas de changements très considérables d’ordres de grandeur des taux de renvoi dans le temps. (Pour en savoir plus)

 

Figure 3 : évolution des taux de renvoi, France 1984-2015

Figure 4 : évolution taux de renvoi, Île-de-France 1999-2014

évolution des taux de renvoi, France 1984-2015Figure 4 - renvois IDF 1999-2014

 

 

Tout renvoi ne débouche pas sur une plainte

 

Toute victime qui informe la police ne va pas ensuite nécessairement jusqu’à déposer formellement plainte. (Pour en savoir plus)

 

Figure 5 : cambriolage de résidence principale en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)

Figure 6 : vol de voiture en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)

cambriolage de résidence principale en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)vol de voiture en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)

 

Figure 7 : vol dans et sur voiture en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintes

Figure 8 : dégradation de véhicule en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintes

vol dans et sur voiture en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintesdégradation de véhicule en France et Île-de-France, 1999-2015 : évolution des renvois et plaintes

 

Figure 9 : vol personnel sans violence en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)

Figure 10 : violences physiques en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plainte (%)

vol personnel sans violence en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)violences physiques en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plainte (%)

 

Figure 11 : violences non physiques en France et Île-de-France, 1984-2015 : évolution des renvois et plaintes (%)

évolution des renvois et plaintes pour agressions non physiques en France et Île-de-France, 1999-2015 (%)

 

 

 

Conclusion

 

En décidant – ou non – d’informer la police, puis de formaliser – ou non – une plainte, les victimes sont des acteurs majeurs, quoique non professionnels, du fonctionnement pénal. Leur propension à agir ou à s’abstenir varie considérablement selon les cas. En connaître les différents ordres de grandeur, savoir quels sont les déterminants du renvoi présentent donc un intérêt considérable. On peut voir là l’un des acquis essentiels des enquêtes de victimation.

 

 

 

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