Observer dans la durée les atteintes aux voitures

 

Pour les problèmes méthodologiques communs à toutes les observations dans la durée des délinquances voir :

 

 

Une baisse continue des atteintes aux voitures

 

À l’échelle nationale, le seul indicateur qui permette de suivre l’évolution des atteintes aux voitures sur le long terme est celui des vols de et dans/sur les voitures, dans la mesure où les neuf premières EPCV ne distinguent pas entre ces deux victimations.

 

Figure 1 : Vols de/dans/sur voitures, ménages équipés victimes dans la population (prévalence), diverses enquêtes (1994-2015)

Vols de/dans/sur voitures, ménages équipés victimes dans la population (prévalence), diverses enquêtes (1996-2015)

 

L’importance de cette victimation a continûment diminué depuis une quinzaine d’années. (Pour en savoir plus)

 

 

Des sources convergentes

 

 Figure 2 : Vols de/dans/sur voitures, enquêtes et statistiques de police (en milliers), 1984-2015

Vols de/dans/sur voitures, enquêtes et statistiques de police (en milliers), 1984-2015

 

Enquêtes et données policières suggèrent, avec une bonne corrélation (0,82), une tendance à la baisse au moins depuis le milieu des années 1990. (Pour en savoir plus)

 

 

Sous la tendance d’ensemble, des victimations très diverses

 

Si l’on est obligé sur longue période de travailler sur l’ensemble vols de et dans les voitures, des données plus récentes permettent de distinguer les deux contentieux, au moins sur quelques années, et donc de nuancer les conclusions précédentes. Ces nouvelles enquêtes ont également introduit les destructions/dégradations de véhicules… (Pour en savoir plus)

 

 

Conclusion

 

Les vols de et sur les voitures connaissent une baisse continue depuis une décennie et demie et, de surcroît, la plupart des tentatives de vols de voitures échouent. Si leur fréquent stationnement sur la voie publique en fait des cibles très exposées, en revanche les mesures antivol s’avèrent de plus en plus efficaces.

Malgré les différences importantes d’ordres de grandeur, les enquêtes de victimation et les statistiques de police constituent, au moins en cette matière, un ensemble cohérent dont les indications convergent en tendance. Il ne faut pas oublier cependant que les dégradations et destructions de véhicules touchent un périmètre de victimes bien plus étendu que celui des vols. La faible propension au dépôt de plainte dans ce cas de figure a pour conséquence que les données policières ne pourront que sous-estimer très fortement ce type de délinquance.

Malgré leur caractère apparemment trivial, les atteintes aux véhicules ne sont pas des victimations négligeables : il est frappant de les voir particulièrement répandues dans les zones périurbaines où ces biens constituent un moyen indispensable de mobilité, et aussi dans des zones de relégation où ils représentent souvent une part importante du patrimoine de ménages à faibles ressources[1].

 

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[1] Voir Bon et al., 2011, p. 202 tbl. 88.