HTML5 Icon

Observatoire Scientifique du Crime et de la Justice


Observer dans la durée le renvoi par la victime à la police

Pour les problèmes méthodologiques communs à toutes les observations dans la durée des délinquances voir :

Les infractions qui font des victimes directes – vols, cambriolages, dégradations, agressions… - viennent à la connaissance des institutions (notamment la police ou la gendarmerie) essentiellement quand ces victimes les informent. Leur propension à opérer ce ‘renvoi’ constitue donc une variable cruciale.

Et pourtant, tant que l’on a disposé seulement de données administratives, on n’avait aucune information sur ce renvoi. Il a fallu attendre le développement d’enquêtes en population générale pour parvenir à le mesurer (pour lire la suite, cliquer ici.

I. Une propension au renvoi très variable selon les victimations

Le taux de renvoi varie dans d’importantes proportions selon la sorte de victimation (pour lire la suite, cliquer ici).

Figure 1 : taux moyens de renvoi par type d’infractions, France 2003-2015

HTML5 Icon

Figure 2 : taux moyens de renvoi par type d’infractions, Île de France 1999-2016

HTML5 Icon

II. Des taux de renvoi assez stables dans le temps

On n’observe pas de changements très considérables d’ordres de grandeur des taux de renvoi dans le temps (pour lire la suite, cliquer ici).

Figure 3 : évolution des taux de renvoi, France 1984-2015

HTML5 Icon

Figure 4 : évolution taux de renvoi, Île-de-France 1999-2016

HTML5 Icon

III. Tout renvoi ne débouche pas sur une plainte

Toute victime qui informe la police ne va pas ensuite nécessairement jusqu’à déposer formellement plainte (pour lire la suite, cliquer ici).

Figure 5 : cambriolage de résidence principale en France et Île-de-France, 1984-2016 : évolution des renvois et plaintes  (%)

HTML5 Icon

Figure 7 : vol dans et sur voiture en France et Île-de-France, 1999-2016 : évolution des renvois et plaintes (%)

HTML5 Icon

Figure 9 : vol personnel sans violence en France et Île-de-France, 1984-2016 : évolution des renvois et plaintes (%)

HTML5 Icon

Figure 6 : vol de voiture en France et Île-de-France, 1999-2016 : évolution des renvois et plaintes   (%)

HTML5 Icon

Figure 8 : destruction/dégradation de véhicule en France et Île-de-France, 1999-2016 : évolution des renvois et plaintes (%)

HTML5 Icon

Figure 10 : violences physiques en France et Île-de-France, 1984-2016 : évolution des renvois et plainte (%)

HTML5 Icon

Figure 11 : violences non physiques en France et Île-de-France, 1984-2016 : évolution des renvois et plaintes (%)

HTML5 Icon

Conclusion

En décidant – ou non – d’informer la police, puis de formaliser – ou non – une plainte, les victimes sont des acteurs majeurs, quoique non professionnels, du fonctionnement pénal. Leur propension à agir ou à s’abstenir varie considérablement selon les cas. En connaître les différents ordres de grandeur, savoir quels sont les déterminants du renvoi présentent donc un intérêt considérable. On peut voir là l’un des acquis essentiels des enquêtes de victimation.

Pour afficher l’ensemble de la fiche Observer dans la durée le renvoi par la victime à la police (pdf), cliquer ici .