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Observer dans la durée les vols personnels [1]

I. De moins en moins de volés

Cette victimation ne concerne qu’une petite fraction de la population résidant en France métropolitaine, moins du vingtième. S’il est possible qu’elle ait crû entre le milieu des années 1980 et le milieu de la décennie suivante, elle a ensuite adopté une tendance à la baisse qui ne s’est interrompue que quelques années autour de 2000. Si les dernières enquêtes marquent une certaine remontée, pour autant la tendance de long terme demeure orientée à la baisse (pour lire la suite, cliquer ici

Figure 1 : Vols personnels, victimes dans la population (prévalence), diverses enquêtes, 1984-2016

HTML5 Icon Sources: CESDIP, INSEE, IAU-ÎdF Champ : Variable selon les enquêtes

Les enquêtes régionales et locales disponibles donnent à voir des prévalences qui sont toujours supérieures à celles des enquêtes nationales (figure 1), probablement parce qu’elles ont été réalisées dans des milieux très urbanisés alors que les campagnes nationales couvrent aussi naturellement des territoires peu urbanisés, voire très ruraux. Cependant, l’orientation à la baisse a été plus tardive dans la courbe francilienne que dans celle sur l’ensemble du territoire métropolitain, et elle y a laissé place, en fin de période, à une remontée marquée mais temporaire.

II. Une comparaison difficile entre enquêtes et statistiques de police

On comprend mal que l’excès des données policières par rapport à l’estimation du nombre de plaintes ne cesse de s’aggraver (pour lire la suite, cliquer ici

Figure 2 : Vols personnels, enquêtes et statistiques de police, en milliers – 1984-2016

HTML5 Icon Sources : CESDIP, INSEE, SSM-SI Champ : France métropolitaine

III. Les vols violents : une série sans tendance

Figure 3 : Vols violents (incidence, incidence apparente, données policières,) en milliers –2003-2016

HTML5 Icon Sources : INSEE, SSM-SI champ : France métropolitaine

Aucune tendance nette ne ressort des données d’enquêtes. La comparaison avec les données policières laisse surtout voir une distance assez inattendue entre les ordres de grandeur des deux sources (pour lire la suite, cliquer ici).

Conclusion

Au total, d’après les données nationales de victimation, l’évolution des vols personnels dans le dernier quart de siècle traduit une tendance globale à la baisse que l’on ne retrouve guère dans les données policières. Quant à l’importance des vols violents, les enquêtes régionales et locales la situent à un niveau plus élevé que ne le suggèrent les enquêtes nationales.

Notes

Pour afficher l’ensemble de la fiche Observer dans la durée les vols personnels (pdf), cliquer ici